faiseur, -euse

FAISEUR, FAISEUSE

Prononciation : (fai se prononce fe) nom
Étymologie : xiie siècle. Dérivé du participe présent de faire.
1. Artisan ou fabricant. (Se dit particulièrement dans le domaine de l’habillement ou de la parure.) Un faiseur de gants. Une faiseuse de dentelles. Dans ce sens, ne s’emploie plus guère que dans l’expression Un bon faiseur, un artisan habile, un magasin renommé. Son costume venait de chez le bon faiseur.
2.  Très vieilli. Personne qui agit, qui fait quelque chose. Ne s’emploie plus que dans le proverbe Les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs, ceux qui se vantent le plus, qui promettent le plus sont ordinairement ceux qui font le moins.
▪ Aujourd'hui, dans certaines locutions et expressions, avec un complément. Personne qui se livre de manière régulière ou systématique à une activité ou une occupation déterminée. Un faiseur de tours, un escamoteur. Souvent péj. Un faiseur de compliments. Un faiseur de bons mots, d’anagrammes. Un faiseur de romans, de comédies faciles, un auteur d’ouvrages hâtivement composés et sans inspiration. Un faiseur de systèmes.
▪ Expr. Un faiseur, une faiseuse d’embarras, une personne qui crée des difficultés ou fait des manières. Une faiseuse de mariages, une femme qui s’emploie à arranger des mariages. Spécialement. Faiseuse d’anges (pop.), avorteuse.
3.  Absolument. Péj. Personne qui cherche à se faire valoir, à s’imposer, à se parer d’une importance illusoire. Ce n’est qu’un faiseur. Class. Homme d’affaires dénué de scrupules et habile à faire des dupes. Méfiez-vous de lui, c’est un faiseur.
 Titre célèbre : Mercadet ou le Faiseur, comédie de Balzac (1851).
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