oracle

4e édition

ORACLE.

s. m.
■  Réponse que les Païens s’imaginoient recevoir de leurs Dieux. Les Oracles étoient ordinairement ambigus. Rendre des oracles. Expliquer un oracle.
Il se dit aussi De la Divinité même qui rendoit des oracles. Consulter l’oracle. Aller à l’oracle. L’oracle est muet. L’oracle avoit prédit.
Oracle, se dit figurément Des décisions données par des personnes d’autorité ou de savoir. Ses discours sont des oracles. Les réponses des grands Princes sont des oracles. Les aphorismes d’Hippocrate sont des oracles dans la Médecine.
Il se dit encore figurément Des personnes mêmes qui donnent ces sortes de décisions. Un tel est un oracle. C’est son oracle. Cet homme-là est l’oracle de son pays. En Jurisprudence, Cujas est un oracle.
Oracle, se dit aussi figurément Des vérités énoncées dans l’Écriture-Sainte, ou déclarées par l’Église. Les oracles de la Sainte Écriture. Les oracles des Prophètes. Les oracles divins. L’Église prononce ses oracles dans les Conciles.
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