botte

7e édition

[II.] BOTTE.

s. f.
↪ voir aussi : [I.] Botte (n. f.)[III.] Botte (n. f.)
■  Chaussure de cuir qui enferme le pied et la jambe, quelquefois même une partie de la cuisse. De grosses bottes. Bottes fortes. Bottes molles. Bottes de cavalerie. Bottes de hussard, de cuirassier. Bottes à l’anglaise, à la russe, à la hussarde, à l’écuyère. Botte à genouillère. Botte à revers. Le revers, la tige, le pied, la semelle, le talon d’une botte. Bottes de vache. Bottes vernies. Bottes de maroquin. Bottes de campagne. Bottes de chasse. Bottes de courrier, de postillon. Bottes noires, jaunes, rouges. Une paire de bottes. Remonter, ressemeler des bottes. Essayer des bottes. Mettre ses bottes. Être en bottes. Ôter ses bottes. On prend ordinairement des bottes pour monter à cheval. Bottes à éperons. Cirer des bottes. Autrefois on graissait les bottes au lieu de les cirer.
Fam., Prendre la botte, Se mettre en état de monter à cheval et de partir. Cette phrase a vieilli, ainsi que celle-ci, Où va la botte ? Où allez-vous ?
Fig. et fam., Prendre ses bottes de sept lieues, Se disposer à marcher, à voyager rapidement ; par allusion au personnage de l’Ogre, dans le conte du Petit Poucet.
Prov. et fig., Graisser ses bottes, Se préparer à partir pour quelque voyage ; et, dans un sens plus figuré, Se disposer à mourir. Cet homme est plus malade qu’il ne pense, il faut qu’il graisse ses bottes.
Prov. et fig., Graissez les bottes d’un vilain, il dira qu’on les lui brûle, Un avare, pour se dispenser de la reconnaissance, se plaint même des services qu’on lui rend ; et, dans un sens plus étendu, On ne reçoit ordinairement que des reproches ou des marques d’ingratitude pour les services qu’on rend à un malhonnête homme.
Prov. et fig., Mettre du foin dans ses bottes, Amasser beaucoup d’argent dans un emploi, y bien faire ses affaires.
Fam., Je ne m’en soucie non plus que de mes vieilles bottes, Je ne m’en soucie nullement.
Prov. et fig., À propos de bottes, Sans motif raisonnable, hors de propos. Il dit des injures à propos de bottes.
En termes de Manège, Serrer la botte, Serrer les jambes contre les flancs du cheval pour l’exciter à avancer. Ce cheval va à la botte, Il se défend du cavalier qui le monte, en tâchant de le mordre à la jambe.
Fig. et fam., C’est un homme à qui il ne faut pas trop se jouer, il va d’abord à la botte, Il est accoutumé à faire des réponses piquantes aux plaisanteries les plus douces. Cette phrase a vieilli.
Être botte à botte, se dit Des cavaliers lorsqu’ils sont si serrés, que les jambes se touchent.
Botte de carrosse, Marchepied fixe et placé en dehors, à l’aide duquel on montait dans un carrosse. La botte s’est conservée dans quelques carrosses de cérémonie. Je montai à la botte de son carrosse, et lui dis quelques mots.
Botté, se dit, figurément et familièrement, de La terre qui s’attache aux pieds, à la chaussure, quand on marche dans un terrain gras et humide. Ce terrain est si gras, qu’on ne saurait s’y promener sans en rapporter des bottes.
Botte, se dit encore de Cette partie d’une manche fermée qui est la plus voisine du poignet.
Botte, se dit en outre d’Une sorte de tonneau. Une botte d’huile. Une botte de cidre.
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