peiner

5e édition

PEINER.

v. a.
■  Faire de la peine, donner de la peine, fatiguer, causer du chagrin, de l’inquiétude. Cette nouvelle m’a beaucoup peiné. Ce travail vous peinera trop. Votre situation me peine extrêmement. Cette dépense le peine un peu.
Il signifie aussi, Travailler beaucoup et difficilement ce qu’on fait. Ce Peintre peine beaucoup ses ouvrages.
Peiner, est aussi neutre, et signifie, Répugner à. On voit qu’il peine à punir, à gronder. Je peinois à écouter cet homme. On peine à vous faire de tels reproches.
Il signifie aussi, Avoir de la fatigue ; en parlant D’hommes ou d’animaux qui travaillent, etc. J’ai peiné toute la matinée à bêcher dans le jardin. Les chevaux ont peiné tout le jour à voiturer des tuiles.
On dit d’Une poutre ou d’une solive qui est chargée d’un trop pesant fardeau, qu’Elle peine beaucoup. Cette poutre peine trop.
Se peiner, v. pron. Se donner de la peine. Se peiner pour faire quelque chose. Il s’est beaucoup peiné. Il ne s’est guère peiné dans cette affaire. Il n’aime pas à se peiner.
Peiné, ée. participe.
On dit, qu’Un ouvrage est peiné, paroît peiné, pour dire, qu’Il paroît qu’on y a travaillé avec beaucoup de peine. Il y a de belles choses dans ce tableau, mais il paroît trop peiné. On dit, dans le même sens, Un style peiné.
On dit de même, qu’Une écriture est peinée, est trop peinée.
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