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besogne

BESOGNE

nom féminin
xiie siècle, besoigne, « nécessité, pauvreté ». Peut-être de l’ancien bas francique *bisunnia, « soin, souci ».
I.
I. Vieilli.
1. Ce dont on a besoin, ce qui est nécessaire.
2. Le fait d’être dans le besoin, la pauvreté ou la misère.
3.  Fam. Acte sexuel.
II.
II. Travail.
1. Le travail imposé par la pratique d’un métier ou d’une activité quelconque. Avoir de la besogne. Aller à sa besogne. Se mettre à la besogne. Faire, interrompre sa besogne. Être tout à sa besogne, être tout occupé à sa tâche, à son ouvrage. Abattre de la besogne, fournir un travail intensif. Achever, terminer sa besogne. Une besogne ardue, fastidieuse. Une rude besogne. Être surchargé, débordé de besogne.
▪ Expr. Être dur, âpre à la besogne, travailler très activement et résister à la fatigue. Être mou à la besogne, travailler avec nonchalance. Être lent, prompt à la besogne. Aller vite en besogne, être expéditif dans son travail, en bonne ou en mauvaise part et, fig., se croire déjà au but alors qu’il n’en est rien. Expédier sa besogne, travailler trop hâtivement. Faire plus de bruit que de besogne, parler plus qu’on n’agit. S’endormir sur la besogne, travailler avec indolence. Aimer besogne faite (vieilli), répugner au travail. Mâcher la besogne à quelqu’un, fournir à autrui un travail tout préparé, donc facile. Tailler (vieilli), donner de la besogne, bien de la besogne à quelqu’un, lui donner du travail, beaucoup de travail ou, fig., lui donner de la peine, lui susciter des embarras.
▪ Expr. péj. Surtout au pluriel. Basses besognes, travail matériellement ou moralement répugnant et, fig., opérations inavouables accomplies au profit d’un État, d’un groupe, etc. Dans son journal, il était l’homme des basses besognes.
2. Ouvrage, produit, résultant de cette pratique, de cette activité. C’est une besogne grossière, une bonne besogne ! Fig. Vous avez fait là une vilaine besogne ou, par antiphrase, vous avez fait là de belle besogne, de la belle besogne, vous avez gâté toute l’affaire.
▪  Prov. Selon l’argent, la besogne, la qualité du travail, de l’ouvrage obtenu, dépend de ce qu’on a payé ceux qui l’ont fait.
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