languir

8e édition

LANGUIR.

v. intr.
■  Être dans un état de langueur. Il est malade, il y a trois ans qu’il languit.
Il se dit, par analogie, des Végétaux qui ne sont pas en bon état, qui poussent faiblement, qui donnent peu de fruits. Cet arbre languit, ces fleurs languissent faute d’eau.
Poétiquement, La nature languit, toutes choses languissent pendant l’hiver, La nature est alors comme engourdie.
Languir se dit encore figurément des Ouvrages d’esprit qui manquent de force, de chaleur, de vivacité. Ces vers languissent. Cette pièce commence bien, mais sur la fin elle languit. On dit aussi, fréquemment, dans des sens analogues : La conversation languissait, Personne ne soutenait la conversation, on la laissait tomber. Les affaires languissent, On n’en fait guère. L’affaire languit, Elle traîne en longueur, on ne l’expédie point.
Il signifie aussi Souffrir de la continuité, de la durée d’un supplice, d’un châtiment, d’un besoin, d’un mal physique autre que la maladie. On le fit languir dans de cruels tourments. Languir de faim, de soif, de misère. Languir dans une prison, dans un long exil.
Il se dit, figurément, en parlant des Peines de l’esprit et de l’âme. Languir d’ennui. Languir d’amour. Languir dans l’attente.
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