adorer

7e édition

ADORER.

v. a.
■  Rendre à la Divinité le culte qui lui est dû. Il ne faut adorer que Dieu. Adorer le vrai Dieu en esprit et en vérité. Adorer Jésus-Christ dans l’eucharistie.
Adorer la croix, se dit, par extension et par relation à Jésus-Christ, en parlant D’une des cérémonies du culte catholique. C’était le vendredi saint, à l’heure où les fidèles vont adorer la croix.
Adorer les faux dieux, les idoles, etc., Rendre à de faux dieux, à des idoles, etc., le culte dû à la Divinité. Les Israélites adorèrent le veau d’or. Ce peuple adorait le soleil.
Prov. et fig., Adorer le veau d’or, Faire la cour à un homme de peu de mérite, à cause de ses richesses, de son crédit.
Adorer, s’emploie quelquefois sans régime. Les Juifs adoraient à Jérusalem, et les Samaritains à Samarie. Le peuple d’Israël allait adorer sur les montagnes.
Adorer, signifie aussi quelquefois, Rendre des respects extraordinaires en se prosternant. La reine Esther adora le roi Assuérus. Les rois de Perse se faisaient adorer.
Adorer, signifie encore, par exagération, Aimer avec une passion excessive. Il ne l’aime pas, il l’adore. Cette mère est folle de son fils, elle l’adore. Ce pédant adore l’antiquité sans discernement.
Adoré, ée. part. passé. Un père adoré de ses enfants. Un maître adoré de ses élèves.
Adoré est suivi de par au lieu de de lorsqu’il s’agit de la cérémonie d’adoration, indépendamment de tout sentiment de piété vraie. Les rois de Perse étaient adorés par leurs sujets.
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