prétexte

II. PRÉTEXTE

nom féminin
Étymologie : xive siècle. Emprunté du latin praetexta (toga), « (toge) prétexte », forme féminine du participe passé de praetexere, « border, garnir de ; mettre en tête ; prétexter », lui-même composé de prae, « devant, avant », et texere, « tisser, tramer, entrelacer ».
↪ voir aussi : I. Prétexte (n. m.)
■  Marque de domaine : Antiquité romaine. Toge blanche bordée d’une bande de pourpre, qui était portée par les enfants de naissance libre jusqu’à l’âge de seize ans environ, et revêtue par les sénateurs et les principaux magistrats lors des cérémonies publiques. Pour les jeunes garçons, déposer la prétexte marquait le passage à l’âge adulte. Les édiles curules, les préteurs et les consuls avaient droit à la prétexte. Adjectivement. Toge prétexte ou Robe prétexte. En public, l’empereur portait la couronne de lauriers et la toge prétexte.
▪  Par métonymie. Tragédie à sujet romain, jouée par des acteurs portant cette toge. Adjectivement. Naevius a inventé la tragédie prétexte.
  Titre célèbre : La Robe prétexte, de François Mauriac (1914).
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