débit

6e édition

DÉBIT.

s. m.
■  Vente continue, répétée. Il se dit surtout en parlant Des choses qu’on vend en détail. Débit de draps, de dentelles. Marchandises, étoffes de débit, de bon débit, de mauvais débit. Cela n’est pas de débit. Il se fait un grand débit dans cette boutique.
Il se dit particulièrement Du droit de vendre certaines marchandises dont le gouvernement s’est réservé le monopole. Il obtint un débit de poudre à tirer, de cartes, de tabac.
Il signifie figurément, La manière de s’énoncer, de réciter. Cet homme a un beau débit. Il a le débit aisé, le débit agréable. Un débit pénible, fatigant, etc.
Il signifie, en termes de Musique, Récitation précipitée qui ressemble à la parole.
Débit, se dit encore de L’exploitation du bois, selon ses diverses destinations, comme lorsqu’on le met en poutres, en merrain, en cerceaux, etc. Le débit du châtaignier en planches ou en échalas est plus profitable qu’en bois à brûler.
Débit, dans la Tenue des livres, se dit, par opposition à Crédit, Du compte que l’on tient, sur le grand livre, des articles payés ou fournis à quelqu’un ou pour quelqu’un. J’ai passé telle somme à votre débit. Le débit est toujours au verso des feuillets du grand livre. Le côté du débit. Le débit et le crédit.
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