obligation

5e édition

OBLIGATION.

s. f.
■  L’engagement où l’on est par rapport à différens devoirs, qui regardent la Religion ou les mœurs, ou la vie civile. S’acquitter des obligations d’un bon Citoyen, d’un bon Chrétien. Satisfaire aux obligations de son état. Satisfaire à toutes ses obligations. Remplir ses obligations. Les obligations d’un père envers ses enfans. Les obligations des enfans envers leur père. C’est une obligation de droit naturel. Une obligation de droit divin. Il n’y a pas d’obligation de conscience, mais il y a une espèce d’obligation d’honneur. L’Église peut dispenser des obligations qu’elle impose. Fête d’obligation. Précepte d’obligation. Cela est d’obligation stricte.
Il se dit aussi De l’engagement qui naît des services, des bons offices, des plaisirs qu’on a reçus de quelqu’un. Il vous a obligation de la vie. Il prétend p. 175ne vous avoir aucune obligation. C’est une nouvelle obligation que je vous ai. Je lui en aurai une grande obligation. Je lui en aurai obligation toute ma vie. Je lui en ai autant d’obligation que si la chose avoit réussi. C’est un homme à qui j’ai les plus grandes obligations.
Obligation, se dit aussi De l’acte public par lequel on s’oblige pardevant Notaire de payer une certaine somme dans un temps fixé. Une obligation de dix mille francs. Par la nouvelle Ordonnance, il n’y a plus d’obligation par corps. Il lui en a passé obligation pardevant Notaire. Il lui en a fait une obligation. La minute d’une obligation. La grosse d’une obligation. Sceller une obligation. Une obligation n’est pas exécutoire si elle n’est scellée. Cette obligation est payable dans tel temps. Prêter de l’argent par obligation. Endosser une obligation d’un à-compte qu’on a reçu. Rendre une obligation. Acquitter une obligation.
On dit, Faire honneur à ses obligations, pour dire, Payer ses dettes, acquitter ses promesses.
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