gueux, gueuse

GUEUX, GUEUSE

nom
Étymologie : xve siècle. Probablement emprunté du moyen néerlandais guit, « coquin, fripon ».
1.  Personne indigente, réduite à la mendicité. S’emploie souvent avec une nuance de mépris. Un gueux de profession. Mener une vie de gueux. Marque de domaine : histoire. Les Gueux de Paris, au Moyen Âge, à Paris, corporation de mendiants dont le quartier général était la cour des Miracles. Le roi des Gueux. La guerre des Gueux, se dit, par allusion au nom qu’ils s’étaient donné, du soulèvement des gentilshommes flamands et néerlandais contre la domination espagnole, au xvie siècle.
▪ Adjectivement. Pauvre, nécessiteux. Se dit spécialement d’une personne qui n’a pas de quoi vivre selon son état. Un hobereau fort gueux. Expr. Être gueux comme un rat. Prov. Un avare est toujours gueux, il se refuse jusqu’au nécessaire.
2.  Par extension. Coquin, fripon. Ne vous fiez pas à lui, c’est un gueux fieffé. Au féminin. Femme de mauvaise vie. Courir la gueuse. Marque de domaine : histoire. La Gueuse, surnom injurieux donné à la République française par ses adversaires royalistes à la fin du xixe siècle.
 Titre célèbre : La Chanson des gueux, de Jean Richepin (1876).
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