âne

ÂNE

nom masculin
Étymologie : xe siècle, asne, au sens 1 ; xiiie siècle, au sens figuré. Du latin asinus.
1. Mammifère de la famille des Équidés, plus petit que le cheval, à longues oreilles et à échine saillante. Âne sauvage. Âne domestique. L’âne qui brait. Le braiment de l’âne. Monter, aller sur un âne, à dos d’âne. Transporter une charge à dos d’âne. Bâter un âne. L’âne et le bœuf de la crèche. Un petit âne gris.
 Titres célèbres : L’Âne d’or, d’Apulée (iie siècle après Jésus-Christ) ; Peau d’âne, conte de Perrault (1694) ; Les Mémoires d’un âne, de la comtesse de Ségur (1860).
2.  Fig. et fam. Personne d’un esprit lourd et grossier, d’une grande bêtise ou d’une franche ignorance. Il ne sera jamais qu’un âne. C’est un âne bâté, un être particulièrement stupide.
3.  Expr. et loc. Par allusion à l’apparence de cet animal. En dos d’âne, qui présente deux pentes égales se réunissant en un sommet bombé. Une colline en dos d’âne. Toit, pont en dos d’âne. Un coffre à couvercle en dos d’âne. Un dos-d’âne, voir ce mot. Fam. Une peau d’âne, diplôme sans grande valeur, mais auquel son titulaire attache de l’importance. Spécialement. Bonnet d’âne, oreilles d’âne, coiffure de papier pourvue de deux longues oreilles dont on imposait le port aux écoliers paresseux pour leur faire honte de leur ignorance.
▪ Par allusion au caractère, au comportement que l’on prête à l’âne. Être têtu comme un âne, très entêté. Brailler, crier comme un âne, très bruyamment. Méchant comme un âne rouge, très méchant. Être sérieux comme un âne qu’on étrille, adopter sans raison un maintien grave et compassé. Le coup de pied de l’âne, coup porté lâchement et traîtreusement à un adversaire accablé, affaibli et qui n’est plus à craindre. Le pont aux ânes, une difficulté si élémentaire qu’elle ne peut arrêter que les ignorants et, par extension, une question rebattue. Faire l’âne pour avoir du son, feindre la naïveté, l’ignorance pour parvenir à ses fins. Être comme l’âne de Buridan, incapable de choisir entre deux partis équivalents. Guide-âne, voir ce mot. Prov. On ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif, il est difficile de faire faire à quelqu’un ce dont il n’a ni besoin ni envie.
▪ Par référence au rôle de monture et de bête de somme de cet animal. Brider un âne par la queue, faire tout à l’envers. Il cherche son âne et il est dessus, il cherche ce qu’il a entre les mains. Expr. proverbiales. Pour un point ou faute d’un point, Martin perdit son âne, la réussite ou l’échec d’une entreprise tient souvent à très peu de chose. Il y a plus d’un âne en foire qui s’appelle Martin, il peut se trouver que plusieurs personnes portent le même nom.
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