miracle

8e édition

MIRACLE.

n. m.
■  Acte de la puissance divine contraire aux lois connues de la nature. Opérer des miracles.
Il se dit, par exagération, d’une Chose extraordinaire, d’un hasard merveilleux, du fait qu’un événement devait naturellement arriver et cependant n’est pas arrivé, ou inversement. Il a échappé à la mort par miracle. C’est un miracle qu’il n’ait pas été tué dans cette bataille. C’est un miracle qu’il soit venu si vite, qu’il ait achevé si promptement cet ouvrage.
Fam., C’est un miracle de vous voir, se dit à une Personne qu’on n’avait pas vue depuis longtemps.
Il se dit aussi de Tout ce qui fait naître l’étonnement, l’admiration. Cette femme est un miracle de la nature, un miracle de beauté. Un miracle d’énergie, de dévouement, de bonté.
Fam., Crier au miracle, crier miracle, se dit Quand quelqu’un fait une chose qu’il n’a pas coutume de faire, qui est opposée à ses habitudes, à son caractère.
Il n’y a pas de quoi crier miracle, se dit à une Personne qui se vante après avoir fait une chose fort aisée, ou même après avoir commis une maladresse.
Un beau miracle se dit ironiquement d’une Chose fort ordinaire ou même d’une action maladroite. Voilà un beau miracle. Vous avez fait là un beau miracle.
Fam., Faire des miracles en quelque occasion, Accomplir un exploit, obtenir un résultat extraordinaire.
Tenir du miracle, Offrir un caractère merveilleux.
Cour des miracles se disait d’un Endroit de Paris où se réunissaient les gueux et les mendiants.
À miracle, loc. adv., se dit par exagération au sens de Parfaitement bien, avec un succès inespéré. Cela est fait à miracle. La commission était difficile, il s’en est acquitté à miracle.
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