imputer

8e édition

IMPUTER.

v. tr.
■  Attribuer à quelqu’un une chose digne de blâme. On lui impute une mauvaise action. On lui impute d’avoir voulu corrompre des témoins. Ne m’imputez pas cette faute, cette opinion. On vous impute une lettre anonyme. Les deux partis s’imputaient réciproquement les malheurs publics. Vous ne pouvez l’imputer qu’à vous-même. On ne doit imputer cela qu’au hasard.
Imputer à crime, à faute, à blâme, à déshonneur, Trouver, dans une action qui paraît indifférente ou même louable, de quoi blâmer celui qui l’a faite, et lui en faire un reproche, un crime. Ne m’imputez pas à crime ma modération. Ne m’imputez pas à blâme un moment d’oubli.
Imputer à négligence, à oubli, etc., Attribuer à négligence, à oubli, etc.
En termes de Finance et de Jurisprudence, il signifie Appliquer un paiement à une certaine dette ; déduire une somme, une valeur d’une autre somme, d’une autre valeur, l’en rabattre. Les paiements que fait un débiteur doivent être imputés sur les dettes qui lui sont le plus à charge. L’avancement d’hoirie doit être imputé, doit s’imputer sur la quotité disponible.
En termes de Théologie, il signifie Appliquer aux hommes les mérites de Jésus-Christ. Les mérites de Jésus-Christ nous sont imputés.
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