imputer

6e édition

IMPUTER.

v. a.
■  Attribuer à quelqu’un une chose digne de blâme. On lui impute une mauvaise action. On lui impute d’avoir voulu corrompre des témoins. On lui impute que, loin d’avoir cherché à calmer les esprits, il les a encore plus irrités. Ne m’imputez pas cette faute. Il ne m’en faut rien imputer. On vous impute un ouvrage anonyme. Les deux partis s’imputaient réciproquement les malheurs publics. Vous ne pouvez l’imputer qu’à vous-même. On ne doit imputer cela qu’au hasard.
Imputer à crime, à faute, à blâme, à déshonneur, Trouver, dans une action qui paraît indifférente ou même louable, de quoi blâmer celui qui l’a faite, et lui en faire un reproche, un crime.
Imputer à négligence, à oubli, etc., Attribuer à négligence, à oubli, etc.
Imputer, en termes de Finances et de Jurisprudence, signifie, Appliquer un payement à une certaine dette ; déduire une somme, une valeur sur une autre, l’en rabattre. Les payements que fait un débiteur doivent être imputés sur les dettes qui lui sont le plus à charge. L’avancement d’hoirie doit être imputé, doit s’imputer sur la quotité disponible.
Imputer, en termes de Théologie, se dit en parlant De l’application des mérites de Jésus-Christ. Les mérites de Jésus-Christ nous sont imputés.
Imputé, ée. participe.
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