assujettir

7e édition

ASSUJETTIR.

v. a. (Plusieurs écrivent, Assujétir.)
■  Soumettre, ranger sous sa domination. Assujettir un peuple, une province. On n’a pas encore assujetti ce pays-là.
Il se dit aussi figurément. Vos charmes l’ont assujetti. Sa bonté lui assujettit tous les cœurs. L’âme ne doit point être assujettie au corps.
Il signifie particulièrement, Astreindre, obliger à quelque chose. Les règles de l’art assujettissent l’ouvrier. Il les assujettissait à des travaux pénibles. Il veut vous assujettir à d’étranges conditions. Sa place l’assujettit à des devoirs gênants. Il n’a pu traiter le sujet de cette tragédie d’une autre manière, parce que l’histoire l’assujettissait.
Il s’emploie dans le même sens, avec le pronom personnel. S’assujettir aux usages, aux préjugés, à la mode. S’assujettir à des règles. Je ne veux pas m’assujettir à cela. S’assujettir aux heures d’autrui. S’assujettir aux fantaisies, aux caprices d’une personne.
Assujettir, signifie encore, Arrêter une chose de telle sorte, qu’elle soit stable et sans mouvement. Assujettir un mât. Assujettir une table qui vacille.
p. 115Assujetti, ie. part. passé. Cette poutre est bien assujettie, est mal assujettie.
Être assujetti, fort assujetti, se dit D’une personne que les devoirs de sa place, de son emploi tiennent dans une grande sujétion.
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