allier

6e édition

[I.] ALLIER.

v. a.
↪ voir aussi : [II.] Allier (n. m.)
■  Mêler, combiner, incorporer ensemble. Allier l’or avec l’argent. On le joint quelquefois avec le pronom personnel. Ces deux métaux ne s’allient point, ne peuvent s’allier ensemble.
Il s’emploie figurément, et signifie, Unir, joindre ensemble des choses différentes, opposées, disparates. Allier la force à la prudence. Allier les plaisirs avec les devoirs. Il sait allier l’esprit du monde avec celui de la religion. Ce poëte a l’art d’allier les mots qui semblent le moins faits pour être unis. Avec le pronom personnel : Ces deux qualités ne peuvent s’allier, ne s’allient que difficilement. Ces mots ne s’allient pas l’un avec l’autre. Etc.
Il signifie particulièrement, Joindre par mariage. Allier une maison, une famille à une autre. Dans cette acception, il est plus ordinairement employé avec le pronom personnel. Il s’est allié en bon lieu. Il veut se bien allier. S’allier à une bonne famille, avec une bonne famille. Ces deux familles se sont alliées.
Il se dit aussi en parlant Des princes, p. 58des États, des partis qui se liguent ensemble pour leurs communs intérêts. C’est l’intérêt du commerce qui allie ces deux États. Avec le pronom personnel : Ces deux républiques s’allièrent ensemble. Etc.
Allié, ée. participe.
Il est aussi substantif ; et alors il signifie, Celui qui est joint à un autre par affinité. Cet homme-là est mon allié. Nos parents et nos alliés. Nous ne sommes pas parents, nous ne sommes qu’alliés.
Il signifie également, Celui qui est confédéré, ligué avec un autre. Ce monarque a toujours eu soin de secourir et d’assister ses alliés. Ce prince est allié à la couronne. Cette république est notre alliée. L’armée des alliés fut battue, ou Les alliés furent battus.
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