mors

5e édition

MORS.

s. m.
■  Assortiment de toutes les pièces de fer qui servent à brider un cheval, comme les branches, la gourmette, etc.
Il se dit en particulier De la pièce qui se place dans la bouche du cheval pour le gouverner. Mors rude. Mors doux. Mors à bossettes. Les branches, les bossettes d’un mors. Ce mors blesse la bouche de ce cheval. Il lui faut un mors plus doux. Il faut un mors plus fort, plus rude, à ce cheval. Un cheval qui joue, qui se joue, qui badine avec son mors, qui mâche son mors.
On dit, qu’Un cheval prend le mors aux dents, pour dire, que Sa bouche est tellement échauffée, qu’elle est absolument insensible, et qu’il s’emporte, sans que le cavalier ou le cocher puisse le retenir, le mors n’opérant pas plus d’effet sur les barres, que si le cheval le tenoit serré entre les dents. Ces chevaux prirent le mors aux dents, et entraînèrent le carrosse.
Il se dit aussi figurément et familièrement De ceux qui ayant été dans l’indolence ou dans le désordre, prennent tout d’un coup la résolution de se corriger, et qui l’effectuent. Ce jeune homme étoit paresseux, il a pris le mors aux dents, il travaille fort bien. Il se dit aussi en mal.
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