larron, esse

3e édition

LARRON, ESSE.

s.
■  Celui ou celle qui dérobe, qui prend furtivement quelque chose. Fin larron. Subtil larron. C’est un larron. Il est larron comme une chouette, comme une pie. C’est une larronesse. Le larron a été découvert. On a pris le larron.
On dit prov. que L’occasion fait le larron, pour dire, Que l’on est tenté par la présence de l’objet.
On dit aussi prov. Au plus larron la bourse, pour dire, Se confier à celui dont on devoit se défier davantage. Et prov. aussi, que Les p. 15gros larrons font pendre les petits, pour dire, Que quelquefois ceux qui sont établis pour juger les autres, ne sont pas moins coupables qu’eux.
On dit prov. Ils s’entendent comme larrons en foire, En parlant des personnes qui sont d’intelligence pour faire des friponneries.
Quand on a acheté une marchandise tout ce qu’elle vaut, on dit prov. Il ne faut pas crier au larron.
Il est à remarquer, qu’encore que par le mot de Larron, on n’entende pas ordinairement un voleur de grand chemin ; cependant en parlant des deux voleurs qui furent mis en croix avec notre Seigneur Jesus-Christ, on ne se sert que du mot de Larron. Notre Seigneur fut crucifié entre deux larrons. Le bon larron. Le mauvais larron.
En terme de Libraire on appelle, Larron, le Pli d’un feuillet, qui, quand on a relié le livre, n’a pas été rogné. Ce Relieur a laissé plusieurs larrons dans ce volume.
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