réceptacle

RÉCEPTACLE

nom masculin
Étymologie : xive siècle. Emprunté du latin receptaculum, « réservoir, bassin qui recueille les eaux ; refuge, asile », lui-même dérivé de recipere, « recevoir ».
■  Lieu où aboutissent, se déversent, se rassemblent des éléments de diverses provenances, et notamment des liquides. La mer est le réceptacle des fleuves. Le Tibre était jadis le réceptacle du cloaque de Rome. Marque de domaine : travaux publics. Bassin artificiel où sont recueillies des eaux qui seront ensuite redistribuées. Les réceptacles d’un aqueduc.
▪  Fig. et vieilli. La cour des Miracles était, sous l’Ancien Régime, un réceptacle de tire-laine et de vide-goussets.
▪  Par extension. Tout endroit, tout objet creux qui peut contenir, recevoir quelque chose. Dans cette chapelle, plusieurs niches servent de réceptacles à des statues de saints. Fig. Montaigne, à la suite de saint Augustin, parle de la mémoire comme du réceptacle de la science.
▪  Spécialement. Marque de domaine : botanique. Sommet du pédoncule d’une fleur qui supporte les différentes pièces florales ; extrémité élargie d’un capitule, qui porte les fleurs. Le réceptacle d’une fleur de fraisier devient rouge et charnu après la fécondation. Le réceptacle comestible d’un capitule d’artichaut est couramment appelé fond d’artichaut. – Marque de domaine : zoologie. Réceptacle séminal, chez la plupart des invertébrés et quelques autres animaux, petit organe annexe des voies génitales de la femelle, en forme de sac, où le sperme est déposé lors de la copulation et conservé jusqu’à la fécondation des œufs (on dit aussi Spermathèque). Le réceptacle séminal de la reine des abeilles. Le mâle de l’écrevisse dépose sa semence en automne dans le réceptacle séminal de la femelle, qui ne pond ses œufs qu’au printemps.
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