licence

LICENCE

nom féminin
Étymologie : xiie siècle. Emprunté du latin licentia, de même sens.

I.

I. Liberté que l’on a en vertu d’une permission donnée.
1. Autorisation que l’on sollicite auprès de qui a autorité pour la donner (vieilli). Ce religieux était sorti sans en avoir demandé la licence à son supérieur. Dites ce que vous avez à dire, je vous en donne pleine licence.
2.  Marque de domaine : enseignement. Grade universitaire qui, à l’origine, donnait le droit d’enseigner, et qu’on obtient aujourd’hui, selon les disciplines, à la fin de la troisième ou de la quatrième année d’études supérieures. Il a passé son examen de licence et, elliptiquement, sa licence. Licence ès lettres, ès sciences. Licence en droit. Une licence d’histoire, de mathématiques.
3.  Marque de domaine : Commerce. Autorisation spéciale accordée par l’administration pour importer, exporter, vendre certaines marchandises ou exploiter certains commerces. Solliciter, accorder, obtenir une licence d’importation, d’exportation. Une licence pour le débit du tabac au détail. La licence doit être affichée dans les débits de boissons.
▪ Par extension. Licence d’exploitation, autorisation, accordée à un tiers par le titulaire d’un brevet d’invention, d’exploiter ce brevet dans des conditions déterminées.
4.  Marque de domaine : Sports. Autorisation accordée par les fédérations sportives à leurs adhérents, qui leur permet de pratiquer un sport dans un club ou une association, et de participer à des compétitions officielles ; par métonymie, carte, attestation justifiant de cette autorisation. Une licence d’équitation, de tennis, de ski.

II.

II. Liberté que l’on s’octroie.
1. Liberté portée à l’excès, dérèglement, notamment en ce qui concerne les mœurs. Une liberté qui dégénère en licence. Prendre des licences qui blessent le respect, les convenances.
2.  Licence poétique, liberté que le poète se donne dans ses vers à l’encontre des règles exactes de l’usage et de la versification, mais qui s’autorise souvent d’un état antérieur de la langue. Écrire « encor » à la place d’« encore » est une licence poétique.
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