on

7e édition

ON.

■  Pronom personnel indéfini, et des deux genres, qui indique d’une manière générale une ou plusieurs personnes, et qui ne se joint jamais qu’avec la troisième personne du verbe au singulier. On dit, on raconte que… On fait la guerre. Que fait-on ici ? Aussi dit-on que… Prendra-t-on cette place ? Ce qu’on aime. Si vous faites cela, que dira-t-on ? Qu’en dira-t-on ? On lui a confié un secret. On lui a écrit une lettre. On n’a pas plus d’esprit que lui.
Il se prend quelquefois pour Je. Ne craignez rien, on s’occupera de votre affaire. Il y a longtemps qu’on ne vous a vu.
Quoique ce pronom soit ordinairement suivi d’un masculin, comme dans cette phrase, On n’est pas toujours heureux, il y a des circonstances qui marquent si précisément qu’on parle d’une femme, qu’alors On est suivi d’un féminin. On n’est pas toujours jeune et belle. Quand on est belle on ne l’ignore pas. Il s’emploie aussi avec le pluriel des et un nom. On n’est point des esclaves, pour essuyer, pour endurer de si mauvais traitements.
Quelquefois, pour la douceur de la prononciation, on met avant ce pronom l’article le, dont l’e s’élide. Il faut que l’on consente. Si l’on nous entendait.
Prov., Se moquer du qu’en-dira-t-on, être au-dessus du qu’en-dira-t-on, braver le qu’en-dira-t-on, Mépriser tout ce que les gens pourront dire. On dit aussi, Il est sensible au qu’en-dira-t-on.
Fam., Croire sur un on dit, sur des on dit ; condamner quelqu’un sur un on dit, sur des on dit, Croire quelque chose, condamner quelqu’un sur un simple rapport, sur des bruits vagues.
Prov., On est un sot, Un rapport vague et sans autorité, un rapport qui n’est appuyé que sur des on dit, ne mérite aucune croyance, et peut être regardé comme une sottise.
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