misère

7e édition

MISÈRE.

s. f.
■  État malheureux, condition malheureuse, extrême indigence, privation des choses nécessaires à la vie. Grande, profonde misère. Il est tombé, plongé dans la misère. Il est au comble de la misère, dans la dernière misère, dans une extrême misère. Il est mort de faim et de misère, de pure misère. Être sensible aux misères d’autrui. Il y a des misères qui font saigner le cœur. La vie est pleine de misères. Les misères de la vie. Ce monde est une vallée de misères. Quand verrons-nous la fin de nos misères ?
Il sert particulièrement à exprimer La faiblesse et le néant de l’homme. Ce qui nous paraît de plus grand dans le monde n’est que misère et que vanité. On n’est jamais content de son état : rien ne marque davantage la misère de l’homme.
Misère, signifie aussi, Peine, difficulté, gêne. C’est une grande misère que les procès. C’est une misère que d’avoir affaire à lui.
Fig. et fam., Collier de misère, Travail pénible, qu’on ne peut interrompre que pour le reprendre bientôt. Le voilà nommé à un emploi bien assujettissant, il va prendre le collier de misère. Les vacances sont finies, il faut reprendre le collier de misère.
La misère du temps, des temps, Le mauvais état des affaires. Il ne vend rien, c’est la misère du temps qui en est la cause.
Misère, signifie encore, Bagatelle, chose de peu d’importance et de valeur. Ne vous inquiétez pas de cela, c’est une misère, ce n’est qu’une misère. Il s’est fâché pour une misère. On ne lui reproche que des misères. Je suis un peu souffrant, mais ce ne sont que des misères. Il a l’air de se bien porter, mais il a toujours quelques misères. Il ne nous a dit que des misères.
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