permanence

PERMANENCE

nom féminin
Étymologie : xiie siècle, parmanence, parmenance ; xive siècle, permanence. Emprunté du latin médiéval permanentia, de même sens, dérivé de permanere, « rester jusqu’au bout », lui-même composé du préfixe intensif per‑ et de manere, « rester ».
1.  Caractère de ce qui dure sans interruption pendant un espace de temps long et indéterminé. La permanence de la nature. La permanence d’une tradition, d’un danger. Garantir la permanence d’un emploi. La permanence du sentiment républicain en France.
▪  Marque de domaine : droit constitutionnel. Permanence d’une assemblée, aptitude d’une assemblée à se réunir lorsqu’elle le désire et pour la durée qu’elle veut, sans être tenue par des dates de session. Permanence d’une liste électorale, principe en vertu duquel une liste électorale demeure intangible entre deux révisions.
▪  Loc. adv. En permanence, de façon continue, sans interruption. Ce prisonnier est surveillé en permanence. Siéger en permanence, se dit d’une assemblée qui a résolu de ne pas se séparer avant que la tâche qu’elle s’est assignée ne soit achevée. Lors de l’élection d’un nouveau pape, le conclave siège en permanence. Par affaiblissement. Ils se chamaillent en permanence.
2.  Par métonymie. Service qui permet le fonctionnement ininterrompu d’un organisme. Une permanence sera assurée à la mairie entre midi et 14 heures. Loc. Être de permanence.
▪  Par extension. Local où se tient ce type de service. Une permanence électorale. La permanence d’un parti politique.
▪  Spécialement. Salle d’un établissement scolaire où peuvent se rendre les élèves lorsqu’ils n’ont pas cours ; temps passé dans cette salle (on dit aussi Étude). Envoyer un élève en permanence. Avoir une heure de permanence. Par métonymie. Ensemble des élèves rassemblés dans cette salle. Surveiller la permanence.
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